La pensée et les mots

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« Bonheur,
je ne t’ai reconnu qu’au bruit que tu fis en partant »

Raymond Radiguet les adieux du coq

« jusqu’à ce que vous ne rencontriez dans des histoires un moi reconnu comme le votre dans un groupe de personnes culturellement défini à qui vous estimez que vous appartenez, vous ne croyez pas que vous existez ou, du moins croyez que vous êtes soumis à un groupe dominant qui possède vraiment un corps identifiant d’histoires – une littérature »

Aidan Chambers

Car, tôt ou tard, tout ce que nous construisons au dedans de nous-même devient perceptible au dehors…

Christophe André

« Tant que l’espace durera
Et tant qu’il y aura des êtres,
Puissé-je, moi aussi, demeurer
Pour dissiper la souffrance du monde ! « 

Shantideva

« l’amour est aussi une manière d’aimer en un autre son propre destin
et de se sentir aimé dans son propre destin »
Pierre Bourdieu

« On ne naît pas libre,
On le devient »

Alexandre Jollien

Je vis dans l’instant présent.
J’ai appris que lorsque je suis malheureux, triste, c’est que je suis dans le passé.
Quand je suis angoissé, stressé, c’est que je vis dans le futur.

Jean-Luc

Phrase entendue lors de l’émission « choisir d’être un homme heureux » avec Matthieu Ricard, moine bouddhiste, France 2 du 12/02/2016

« Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde »

Gandhi

« Dés que je ne pense plus à moi, la vie devient intéressante »

Christophe André

« D’abord regardez avec lucidité ce qui est, ce que vous êtes, ici et maintenant : pour cela, vous devez être convaincu que la comparaison et les jugements de valeur ne sont  absolument pas fondés. Rien n’est ni bien ni mal et vous êtes donc ce que vous êtes, ici et maintenant. »

« Tout est neutre, tout est absolu, chaque chose est comme elle est. C’est vous qui la faites apparaître bonne ou mauvaise, agréable ou pénible. »

Svami Prajnanpad

« Vous êtes responsable de votre bonheur. Vous seul et personne d’autre. »

Svami Prajnanpad

«Les lettres sont écrites avec des mots et ces mots sont porteurs de sens. Mais quand le lecteur voit les mots il leur donne le sens qu’il porte déjà en lui. Et il passe ainsi a coté du sens ou des idées exprimées au travers de ces mots par celui qui les a écrits. Il est évident, vous le comprenez, que tant que le lecteur ne donne pas le même sens ou n’a pas les mêmes idées que celui qui les a écrit, il passe à côté de ce qu’on lui écrit et donne aux mots le sens et les idées qui sont les siens »

Lettre de Svami Prajnanpad à Daniel du 19 janvier 1964

En perdant certaines choses, j’en gagne d’autre.
Ceci est une pensée positive. 
Tout changement peut est vécu comme dangereux.
Ceci est une pensée négative, cependant bien réelle.
Le changement touche à l’équilibre fondamental de la personne.
Les 5 sens sont alors en alerte, comme chez les animaux.
Avant de prendre une décision, prenez le temps de répondre à la question:

Quelles sont les inconvénients à changer ?

Claudia

« Celui qui ne se voit pas lui-même n’arrête pas de parler des autres.
Il passe son temps à repérer et à mépriser en autrui des fautes et des faiblesses
qui sont en fait camouflées et refoulées en lui-même. »

Svami Prajnanpad

Ce n’est pas la réalité qui nous affecte, mais l’idée que nous nous en faisons.

Claudia

« D’abord acceptez-vous vous-même. 
Quand vous ne vous acceptez pas
et que vous vous imaginez être quelqu’un d’autre,
un conflit surgit entre ce que vous croyez être
et ce que vous êtes vraiment. »

Svami Prajnanpad

L’esprit de cette science consiste surtout à voir,
dans l’étude approfondie du passé,
la véritable explication du présent
et la manifestation générale de l’avenir.
Auguste Comte (1819 – 1828)

Un mot

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites. Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes. TOUT, la haine et le deuil. Et ne m’objectez pas que vos amis sont sûrs. Et que vous parlez bas. Écoutez bien ceci : Tête-à-tête, en pantoufle, portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,vous dites à l’oreille du plus mystérieux de vos amis de cœur ou si vous aimez mieux, vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire, dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre, un mot désagréable à quelque individu. Ce MOT que vous croyez que l’on n’a pas entendu, que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre. Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre ; Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin ; Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main, de bons souliers ferrés, un passeport en règle ; au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera ; il suit le quai, franchit la place, et cætera. Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues, et va, tout à travers un dédale de rues, droit chez le citoyen dont vous avez parlé. Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé, il monte l’escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive. Et railleur, regardant l’homme en face dit :

« Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel. »
Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo

« Je crois en une vie après la mort,
tout simplement parce que l’énergie ne peut mourir,
elle circule, se transforme et ne s’arrête jamais »

A. Einstein

La colère

Si je m’emporte contre le porteur
Du bâton qui me frappe,
Comme il agit sous l’influence de la colère,
Je devrai ensuite m’en prendre à sa colère [….].

Bodhicaryavatara, La Marche vers l’Éveil,
Chap. 5, versets 12-13, et Chap. 6, versets 1-2, 10, 22, 41, 107-8.

SHANTIDEVA (685-763)

 —

Assailli par les douleurs de la colère,
L’esprit ne connaît plus la paix
Et ne trouve ni joie ni bien-être ;
Le sommeil disparaît et l’on vacille [….].

Bodhicaryavatara, La Marche vers l’Éveil, Chap. 5, versets 12-13, et Chap. 6, versets 1-2, 10, 22, 41, 107-8.

SHANTIDEVA (685-763)

Même si je m’agrippe à mes possessions,
Je n’aurai d’autre choix que de partir en abandonnant tout.
Je cultiverai donc la générosité, et j’accomplirai
Ce qu’il y a de mieux pour cette vie et les suivantes !

Extrait de « The expanded redaction of the complete works of ‘Ju Mi-pham Series »,
vol. 27 « The Rdzong-sar prints of the writings of ‘Jam-mgon ‘Ju Mi-pham-rgya-mtsho », Shechen Publications, Delhi, 1984.

MIPHAM RINPOCHE (1846-1912)

Le don, même infime, produit de grands effets ;
La richesse, même grande, ne fait guère de bien.
Même si, généreux autrefois, je suis riche dans cette vie,
En ne donnant rien dans cette vie je serai pauvre dans la prochaine.

Extrait de « The expanded redaction of the complete works of ‘Ju Mi-pham Series »,
vol. 27 « The Rdzong-sar prints of the writings of ‘Jam-mgon ‘Ju Mi-pham-rgya-mtsho », Shechen Publications, Delhi, 1984.

MIPHAM RINPOCHE (1846-1912)

La patience est, en essence, la capacité de supporter la souffrance sous toutes ses formes. Cette vertu est comparable à un terrain fertile où les fleurs des trois disciplines peuvent s’épanouir en répandant le parfum suave de leurs qualités. Pareille aussi à clôture qui protège ces fleurs, la patience présente trois aspects : il y a d’abord la patience qui permet d’assumer le fardeau des souffrances et des difficultés rencontrées lorsqu »on oeœuvre à son propre bien et à celui des autres ; puis la patience d’accepter, imperturbablement, tous les maux que les autres peuvent nous infliger ; et enfin, la patience qui consiste à ne pas craindre les enseignements profonds, comme ceux sur la vacuité [….].

Le Trésor de précieuses qualités, p. 393-6.

KANGYUR RINPOCHE (1897-1975)

Il n’y a pas de limite au nombre de choses susceptibles de nous nuire, de même qu’il est impossible d’éliminer toutes les épines d’une forêt. Pour ne pas qu’elles nous blessent, il faut soit éviter de se rendre dans cette forêt, soit couvrir de cuir la plante de nos propres pieds. […]

Le Trésor de précieuses qualités, p. 393-6.

KANGYUR RINPOCHE (1897-1975)

Si c’est le bonheur que tu cherches,
Supporte d’abord la souffrance.
Sans avoir goûté aux larmes,
Tu n’apprécierais pas le rire.

Chengnawa Lodrö Gyaltsen (spyan snga ba blo gros rgyal mtshan, 1402-1472), cité par Shabkar, in bka’ gdams sprul pa’i glegs bam, fol. 177b.

CHENGAWA LODRÖ GYALTSEN (1402-1472)

Des scélérats, il s’en trouve partout,
Et en venir à bout jamais ne se pourra.
Celui qui a raison de sa seule colère
A également raison de tous ses ennemis.

Bodhicaryavatara, La Marche vers l’Éveil, Chap. 5, versets 12-13, et Chap. 6, versets 1-2, 10, 22, 41, 107-8.

SHANTIDEVA (685-763)

S’il y a un remède,
Pourquoi être mécontent ?
Et s’il n’y en a pas,
À quoi bon s’irriter ? […]

Bodhicaryavatara, La Marche vers l’Éveil, Chap. 5, versets 12-13, et Chap. 6, versets 1-2, 10, 22, 41, 107-8.

SHANTIDEVA (685-763)

Je ne m’irrite pas contre la bile
Ni les autres grandes causes de souffrance.
Alors pourquoi m’emporté-je contre les êtres ?
Ils sont, eux aussi, soumis aux circonstances [….].

Bodhicaryavatara, La Marche vers l’Éveil, Chap. 5, versets 12-13, et Chap. 6, versets 1-2, 10, 22, 41, 107-8.

SHANTIDEVA (685-763)

Ces belles pensées amènent la réflexion sur notre façon de voir les choses. Trop souvent, quand la personne déverse sa colère ou autres sentiments contre nous, nous jugeons la personne et nous avons tord. C’est l’acte et non la personne qui est à combattre. Il est plus constructif et salutaire pour tous de savoir comment amadouer ces émotions négatives qui enquiquinent le fonctionnement entre humains.

La personne garde ses qualités.

Claudia

PS: Je suis abonnée à la lettre de Matthieu Ricard, Moine bouddhiste, photographe et auteur