Les prisons françaises dans la tourmente du coronavirus

Pendant quatre mois, Valérie Müller a suivi la préparation d’un spectacle de danse, animé par le chorégraphe Angelin Preljocaj, auprès de détenues. Reprise de la confiance, émergence du plaisir… Son documentaire capte avec une immense délicatesse les émotions mouvantes des apprenties danseuse.
À la prison des Baumettes, le chorégraphe Angelin Preljocaj anime pour la première fois un atelier de danse avec des détenues. Objectif : monter un spectacle inédit, qui sera donné devant des centaines de personnes, au Pavillon noir d’Aix-en-Provence et au festival international de Montpellier. Valérie Müller a suivi la troupe pendant quatre mois, des premières répétitions jusqu’à l’exultation des représentations. Malika, Annie, Sylvia, Sophia et Litale se livrent sur la dureté de la détention. La danse, dans leur quotidien fait de restrictions et de contraintes, est « un pied de nez aux barreaux », résume Sylvia.

Dès les premières séquences, la libération des corps est tangible, filmée par une caméra sensuelle et pudique à la fois, qui excelle aussi à capter la reprise de la confiance, l’émergence du plaisir. D’un même mouvement, la danse et la prise de parole semblent peu à peu émanciper ces femmes de leur statut de détenues. Car dans ce film délicat et émouvant, la question du regard est centrale. Il y a d’abord celui que pose sur elles Angelin Preljocaj, si humain, si confiant, qui les pousse à « briser le plafond de verre ». Celui de la réalisatrice, aussi, empathique et bienveillant, qui brise les carcans et nous ferait presque oublier que ces femmes sont incarcérées. L’atelier et le tournage les préparent à se réapproprier leur être, leur image, à se projeter dans l’avenir. Les dernières images, tournées en bord de mer, les montrant cheveux au vent, yeux tournés vers l’horizon, le figurent de la plus belle des manières.

Alors que le coronavirus se propage et que la “distanciation sociale” est impossible en prison, notre invité, l’écrivain René Frégni, nous parle du quotidien et de la peur des détenus face à l’épidémie.

Quelque soit leur peine, se sont des humains. Il faut ordonner la libération des petites peines comme tous les GJ qui sont en prison depuis des mois.

Claudia

 

2 réflexions sur “Les prisons françaises dans la tourmente du coronavirus

    • Le média aussi est en diffusion libre 🙂 C’est grâce aux socio, comme moi que vous pouvez le regardez librement 🙂 Sur France 3 il y a une date limite.

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