Monique Pinçon-Charlot, une marxiste chez les grands patrons

Photo le point

(…) Laurent Dassault assume, d’emblée et sans trembler, le rôle de « fils de ». « Oui, bien sûr, j’endosse les termes du débat. Je suis même né avec deux cuillères en argent dans la bouche. Celle de mon père Serge et celle de mon grand-père Marcel. » Un peu plus tard, Monique Pinçon-Charlot, équipée d’un cahier à spirales et d’un stylo rouge, prenant en note les verbatim de ces animaux patronaux, observatrice en plongée dans le bain de culture du grand capitalisme et désireuse de ne pas en rater une miette, corrigera, sourire aux lèvres : « C’est plutôt une cuillère en or dont il s’agit dans votre cas… »

(…) Monique Pinçon-Charlot prend ensuite la parole, s’adressant à Djamel Agaoua, entrepreneur qui s’est fait tout seul : « Vous êtes une exception et le Medef fait de votre parcours un feu d’artifice, mais c’est trompeur. C’est une façon de cacher les rapports de classe. Cela masque, en réalité, la violence de la réalité de l’exploitation des travailleurs par le capital. »

(…) Mais Pinçon-Charlot, pas impressionnée pour deux sous par l’audience, enchaîne, sans s’arrêter, s’adressant cette fois directement à Laurent Dassault : « Votre dynastie familiale vous offre une immortalité symbolique et vous permet de continuer à capter, et pour longtemps, toutes les richesses. D’empêcher l’argent de ruisseler… Sachez aussi qu’on ne veut pas de vos donations et de votre mécénat, on veut seulement le juste partage des richesses ! »

(…) Enfin, Laurent Dassault, souriant, reprend le micro : « Je voudrais répondre à Monique, une femme qui parle avec son cœur, une femme que j’aime beaucoup. Il faut comprendre que l’histoire de Marcel Dassault, c’est aussi une histoire de mérite. Il a construit ce grand groupe français en partant de rien. Et nous savons que pour qu’une entreprise marche, il faut que les salariés y soient heureux. » Le sang de Monique Pinçon-Charlot ne fait qu’un tour : « Je sais pourquoi j’ai été invitée, ici, aujourd’hui. Je sais pourquoi le président Emmanuel Macron dit vouloir réformer le capitalisme pour résorber les inégalités. Tout ça, c’est du pipeau. Si vous vous préoccupez des inégalités, c’est que vous avez compris que la colère gronde dans le pays. Vous êtes inquiets et je peux vous dire que vous avez raison de l’être ! »

(…) À la fin de l’heure impartie au débat, c’est Monique Pinçon-Charlot qui a le dernier mot : « Les inégalités se concentrent aujourd’hui autour de la question du dérèglement climatique. Ce sont les capitalistes qui en sont responsables, c’est la fin de notre planète. » À un spectateur qui l’interrogeait sur les solutions qu’elle envisageait pour lutter contrer les inégalités, Pinçon-Charlot déroule son programme : « Je propose tout simplement la fin du système capitaliste et de la propriété privée. » 

Pour lire l’intégral de cet article: le Point

Bravo Mme Pinçon-Charlot pour le choix de vos mots !

Claudia

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