Les 3 compétences exécutives des apprentissages

Lorsque nous souhaitons faire quelque chose, qu’il s’agisse de résoudre un exercice de mathématiques, de faire une déclaration d’amour, d’apprendre à jouer du piano ou d’apprendre un pas de danse ; nous avons besoin de trois compétences dites exécutives :
La mémoire de travail, qui représente la capacité à garder une information en mémoire sur un temps court. Elle nous permet de garder en mémoire des informations et de les organiser ;

 – Le contrôle inhibiteur, qui représente la capacité à contrôler nos impulsions, nos émotions, ou les gestes inappropriés. A se concentrer et à inhiber les distractions;

– La flexibilité cognitive, qui représente la capacité à détecter ses erreurs, à les corriger et à se montrer créatif.

Elles se développent peu après la naissance. La période de 3 à 5 ans représente une fenêtre d’opportunité importante lors de laquelle elles croissent très rapidement.

Ces compétences exécutives représentent les compétences-socles de notre intelligence. Elles sont donc fondamentales. Elles nous permettent de fonctionner, de pouvoir réaliser dans le monde ce que notre intelligence commande.

En effet, lorsque nous possédons une bonne mémoire, une bonne maîtrise de nous-mêmes et une belle flexibilité, nous pouvons agir et nager en confiance dans le grand bain de la vie.

A l’inverse, sans elles, nous ne pourrions tout simplement pas avoir un comportement intentionnellement organisé et contrôlé pour atteindre un but, quel qu’il soit. Toute situation d’action ou d’apprentissage serait rendue difficile. Ces compétences sont d’ailleurs considérées par les experts comme les fondations biologiques de l’apprentissage.

Elles permettent à l’enfant d’être autonome. Il est poussé à agir par lui même et repousse notre aide.

D’où l’importance de la phrase de Maria Montessori « aide moi, ne fait pas à ma place »
Je vous invite à écouter France Culture sur le sujet.

“Venir à l’école avec une base solide de ces fonctions exécutives est plus important pour les enfants que de connaître leurs lettres et leurs chiffres” The Center on The Developing Child de l’Université de Harvard

Si des enfants possèdent un contrôle inhibiteur faible, la moindre distraction les déconcentrent, attendre leur tour pour parler ou pour agir leur est difficile, ils ont du mal à contrôler leurs émotions et ils ne font pas preuve de persévérance. Ils se disputent facilement avec leurs camarades. Font plus facilement preuve de violence

Si leur mémoire de travail n’est pas assez développée, ils oublient la consigne, ils ont du mal à organiser leurs actions, et ne se souviennent pas du sens du paragraphe qu’ils viennent de lire.

Enfin, s’ils manquent de flexibilité cognitive, ils ont de grandes difficultés à ré-organiser leur action en cas de besoin, se découragent vite si leur stratégie ne fonctionne pas et n’identifient pas forcément leurs erreurs.

Même lorsque deux enfants seulement possèdent des compétences exécutives sous-développées,” explique The Center on The Developing Child, “une classe entière peut être désorganisée, et un temps précieux détourné des activités d’apprentissage. Cela peut avoir un impact profond sur le climat général de la classe et est souvent rapporté par les enseignants comme étant une source d’exaspération et de burnout. » 

Ces enfants ressentent eux-mêmes un grand désavantage par rapport à leurs camarades, ils ne sont pas capables de suivre la complexité d’un jeu par exemple et peuvent ainsi être mis à l’écart par leurs pairs.

A l’inverse, de nombreuses études indiquent que les enfants ayant développé une bonne mémoire de travail, un bon contrôle inhibiteur et une bonne flexibilité obtiennent de meilleures performances scolaires, et, une fois adultes, réussissent mieux leurs examens, entrent dans de meilleures universités et obtiennent des emplois plus satisfaisants. Ils ont des relations sociables stables, une meilleure santé et sont moins sujets aux addictions alimentaires et aux drogues.

Mais au delà de cela, et c’est ce qui nous intéresse vraiment, ils ont les moyens d’apprendre tout ce qu’ils souhaitent et d’atteindre les objectifs qu’ils se fixent dans leur vie.

Source de cet article. Plus le livre « les lois naturelles de l’enfant: la révolution de l’éducation » de Céline Alvarez.

Je suis persuadée qu’une telle pédagogie ne peut être mise en place sans un réel changement de société.

Claudia

 

 

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