Cuba, un autre regard

Voyager à Cuba, en mode backpacker, s’avère plus déroutant qu’on l’imagine. Ici, pour percevoir pleinement le choc culturel, il faut accepter de sortir de sa zone de confort, ou bien céder, comme beaucoup, pour une formule touristique standardisée qui facilite la vie. On ne saura que conseiller la première option. Venant de sociétés d’abondance et d’opulence, Cuba est avant tout l’occasion de faire l’expérience de la rareté et de la sobriété « par défaut ». Il serait une erreur fondamentale de vouloir visiter ce pays épargné (à tort ou à raison) par les affres de la société de consommation en voulant y trouver le confort d’un quelconque hôtel de la côte d’Azur.

Prenons internet pour commencer. À l’heure où l’Occident surfe sur la 4G illimitée disponible à tout moment et partout, ici c’est une autre affaire. L’unique opérateur du pays vend la connexion à la minute via des cartes prépayées (comptez une bonne heure de file pour vous les procurer). Ensuite, le petit jeu consiste à trouver du réseau. “Un petit truc : ne cherchez pas les panneaux Wifi area”, nous dit une habitante, “il n’y en a pas, regardez juste sur le trottoir, quand vous voyez un attroupement de gens avec leur téléphone, c’est que le wifi est à cet endroit, souvent devant les grands hôtels”. Précisément là où les touristes sont les plus présents. Drôle de sentiment de devoir se dire à nouveau : “tiens, aujourd’hui, Internet est à 8km !”. Excellente cure pour nous tous, qu’on le veuille ou non, addicts de réseaux sociaux et de la communication instantanée. Un bol d’air frais, pour un temps.

Cela dit, le peuple cubain semble parfois loin de ces préoccupations. Au début des années 2000, les Cubains n’avaient tout simplement pas accès aux smartphones ou aux ordinateurs et seulement un quart de la population aurait accès à Internet aujourd’hui. Sur le plan économique aussi, suite à l’effondrement du grand frère soviétique, et sous l’effet de l’embargo occidental, Cuba s’est retrouvé au plus mal. Aujourd’hui encore, la pauvreté est apparente, même si le pays figure parmi les nations “au développement élevé”, à la 68e place (sur 188) de l’indicateur du développement humain des Nations Unies. Raul Castro a profondément transformé le modèle économique d’État pour favoriser l’émergence de petits entrepreneurs, mais Cuba est encore loin d’offrir notre niveau de vie à sa population. Est-ce seulement l’objectif ? Le blocus économique, commercial et financier maintenu par les États-Unis depuis 1962 entrave encore aujourd’hui le développement du pays, malgré les relatifs assouplissements de ces dernières années sous l’administration Obama. Les déclarations agressives du président Trump ne devraient rien arranger. Source et suite de cet article Mr MOndialisation

L’un de mes projets …Aller à Cuba !

Claudia

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