Les neuromythes en éducation

 

Un neuromythe est une croyance erronée sur le fonctionnement du cerveau. De récentes études ont mis en évidence que plusieurs de ces neuromythes sont répandus en éducation, particulièrement dans la population enseignante. 

« Un exemple de neuromythe bien connu est de croire que nous n’utilisons que 10 % de notre cerveau. »

Les styles d’apprentissage
  • Mythe : Les élèves apprendraient mieux lorsqu’ils reçoivent l’information dans leur style d’apprentissage préféré (ex. : visuel, auditif, kinesthésique).
  • Fait scientifique : Des études récentes ont montré que bien que les élèves puissent avoir des préférences liées à un mode d’apprentissage particulier, le fait d’enseigner en fonction de ces préférences ne favorise pas un meilleur apprentissage.
La dominance hémisphérique
  • Mythe : Les différences sur le plan de la dominance hémisphérique (cerveau gauche, cerveau droit) expliqueraient les différences entre les apprenants. Les élèves « cerveau gauche » brilleraient davantage dans les tâches logico-mathématiques et les élèves « cerveau droit », dans les tâches visuo-spatiales.
  • Fait scientifique : Une étude récente (2013) indique que les données obtenues ne sont pas compatibles avec l’idée que certaines personnes seraient plus « cerveau gauche », alors que d’autres seraient plus « cerveau droit ». Selon Blanchette et Masson, certains résultats de recherche ayant été mal interprétés peuvent avoir renforcé ou fait naître cette croyance.

Travaux de Jérémie Blanchette Sarrasin, étudiante à la maîtrise en éducation à l’UQAM, et de son directeur Steve Masson, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation à l’UQAM.

Les exercices de coordination
  • Mythe : De courtes séances d’exercices de coordination, comme toucher sa cheville gauche avec sa main droite, favoriseraient la communication entre les deux hémisphères du cerveau.
  • Fait scientifique : Le programme d’exercice de coordination motrice Brain Gym, qui s’inspire d’une méthode permettant de reprogrammer les réseaux neuronaux pour faciliter l’apprentissage, s’appuie sur des hypothèses qui ont été reconnues comme inefficaces par la recherche.
Les intelligences multiples
  • Mythe : Il existerait huit types indépendants d’intelligence (ex. : linguistique, musicale) qui peuvent servir de base pour améliorer les pratiques pédagogiques.
  • Fait scientifique : La notion d’intelligence multiple est confondue avec celle de talent, et les compétences liées à ces différentes « intelligences » ne sont pas indépendantes les unes par rapport aux autres comme le prétend la théorie des intelligences multiples.

Suite et source de l’article RIRE réseau d’information pour la réussite éducative.

Incroyable ! je suis déconcertée par ce que je lis ! Je suis formatrice depuis 1992. L’an dernier je me suis formée à la PNL. Jene peux que constater en lisant cet article que Toutes mes formations sont truffées de ces neuromythes J’ai comme l’impression d’avoir été trompée et de mettre trompée sur mon approche pédagogique. Qui me dis que dans 10 ans ces nouvelles recherches seront d’actualité ? Je suis bien conscience que la science n’est pas une science exacte et qu’elle bouge, mais de là à dire l’inverse, vous avouerez qu’il y a de quoi à être déstabilisée !

J’aimerai bien connaitre l’avis d’enseignants ou de formateurs. Je vous remercie.

Claudia

2 réflexions sur “Les neuromythes en éducation

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