Franck Lepage en tête à tête

Coopérative d’éducation populaire, en v’là une bien belle idée qui me cause. 🙂

Réveiller les consciences. Éduquer les jeunes à la politique, pour que demain ils connaissent et comprennent les mots employés par la minorité dominante. Au lieu de gober les mensonges des communicants. Leur apprendre à anticiper pour qu’ils ne répondent pas à la domestication de l’esprit.

Franck Lepage explique comment Macron a été construit de toutes pièces et comment il va continuer à détruire le beau programme des années 44/52 où la protection sociale, les retraites, la sécu, les congés payés se dessinaient. Où il faisait bon être ouvrier. Où travaillait avait du sens pour l’homme. Comment il va continuer à affaiblir les syndicats, à prendre la richesse que nous produisons, à nous faire payer la solidarité. Macron est le bon élève au service du patronat français.

Bref, revenir au XIX siècle !

Il parle de Bernard Friot (Sociologue)

Henri Guillemin

Sans oublier de citer Pierre Bourdieu (sociologue) « la culture maintient l’écart entre les pauvres et les riches, elle sert à reproduire les rapports sociaux »

Noam Chomsky

Les dix stratégies de manipulation de masse – Noam Chomsky

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

« un intellectuel, c’est quelqu’un qui s’efforce de dire de façon la plus juste possible les choses importantes à des gens qui sont concernées par ces chose »

Franck Lepage que je suis allée voir en conférences gesticulées me conforte à chaque fois, sans le savoir, sur ma posture professionnelle. Grâce à cet interviewer, j’y vois plus clair et je comprends mieux pourquoi je dérange les employeurs d’associations, de centres sociaux, d’organisme de formation, etc dites de l’éducation populaire où je travaille. Où j’ai travaillais. Où je ne suis plus sur de vouloir travailler… 🙂

Nous n’avons pas le même objectif !

Ils utilisent un management paternaliste ou de la classe dominante là où je parle de notions d’éducation populaire. J’interpelle, je questionne, refusant de mettre en place un système où l’individu est un pion parmi d’autres.  Un individu à qui l’on demande juste de reproduire l’exemple. Sans entendre les messages des demandes et des besoins. L’écoute et la bienveillance sont bien loin des préoccupations. Où seul compte les appels d’offre !

Moi, je préfère réveiller les consciences et apporter les outils de l’autonomie afin que l’individu choisisse en toute liberté la société dans laquelle il souhaite vivre. Où je valorise la participation de chacun et du groupe dans les décisions de la vie collective. Ma démarche pédagogique, empruntée à la pédagogie active est bien entendu remise en question. Elle ne correspond pas assez aux attendus de la vitrine. Cette vitrine qui permet d’attirer des nouveaux animateurs qui vont aller bénévolement encadrer les stages BAFA et BAFD.

Je rêve comme Franck Lepage d’une grève générale, d’une révolution !

Claudia

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