La culpabilité tue le présent

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je pars de l’article de Christophe André, qui m’a mené avec Matthieu Ricard et alexandre Jollien vers la méditation de pleine conscience.

« Cette semaine, j’ai vu mon père, mort il y a 10 ans, revenir chez nous, dans la cuisine.

C’était en rêve, mais un de ces rêves au goût fou de réel. J’étais en train de préparer le déjeuner du dimanche, il devait y avoir aussi ma femme et mes filles qui allaient et venaient, quand tout à coup, je vois mon père entrer dans la pièce. L’air normal, enfin je veux dire l’air vivant, pas du tout zombi ; mais silencieux. Et puis aussi, pas content, avec le visage sévère et contrarié qu’il prenait autrefois, quand quelque chose n’allait pas. » Suite de l’article

Je n’aime pas le sentiment de culpabilité. Sans doute parce que pendant des années je l’ai pratiqué à mes dépens. Elle fusait de la bouche d’adultes malveillants. Et je dois reconnaitre qu’elle m’a bien souvent rongé la vie. Depuis que j’en ai pris conscience, je me sens beaucoup plus libre. Et je rembarre volontiers ceux qui la pratiquent dans la vie de tous les jours. Ils jouissent d’un pouvoir malsain.

Mais qui met en place ce sentiment dans la tête d’un enfant ?

Je pense sincèrement que la religion joue un grand rôle dans la culpabilisation chez l’enfant.

Dans l’article, Christophe André dit : « Est-ce que nous n’avions pas assez pensé à lui depuis sa mort, pas assez prié pour lui ? » Quelle culpabilité chez l’enfant quand le parent lui rappelle qu’il ne faut pas oublier ses morts ! Qu’il faut prier pour eux, etc. C’est quand plus simple de dire à l’enfant qu’il est libre de penser ou pas aux êtres chers qui sont morts. Ce n’est déjà pas simple pour un enfant, comme pour un adulte d’accepter la disparition d’un parent, d’un enfant, d’un ami. Alors si en plus nous devons nous culpabiliser parce que ce mois-ci, cette semaine, aujourd’hui, nous n’avons pas pensé à notre cher disparu ! Franchement, si cet être tant aimé nous voit d’où il est, vous croyez vraiment qu’il va s’offusquer si nous continuons à vivre, à rire sans lui ?

L’amour que nous portons à nos disparus est indélébile et nous le savons bien. Alors, pourquoi y ajouter de la culpabilisation ?

Claudia

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6 réflexions sur “La culpabilité tue le présent

  1. La culpabilisation est omniprésente dans notre société et entretenue. Il faut s’en éloigner autant que possible, sinon, on ne peut pas être heureux ! De toute façon, le fait de culpabiliser ne change rien au passé. Ce qui est fait est fait.
    Merci pour cet article 🙂

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