L’homme, ennemi du singe

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Des gorilles aux gibbons, en passant par des lémuriens, environ 60% des primates seraient menacés d’extinction en raison de la dévastation résultant des activités humaines. Une recherche parue dans la revue américaine Science Advances alerte sur le destin de nos lointains cousins.

Sur les 504 espèces de singes recensées à travers le monde, les trois quarts sont en déclin et 60 % en risque d’extinction. Avec une disparition qui pourrait être rapide, d’ici 25 à 50 ans, pour ces proches parents biologiques concentrés majoritairement dans 4 pays : le Brésil, l’Indonésie, la République démocratique du Congo et Madagascar.

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« La vérité, c’est que nous sommes à un moment critique pour un grand nombre de ces créatures », assure Paul Garber, professeur d’anthropologie à l’Université d’Illinois et principal co-auteur de l’étude publiée dans la revue américaine Science Advances.

« Nous alertons sur la situation des singes depuis des années, mais elle est bien plus grave que nous ne l’imaginions, déplore Russell A. Mittermeier, président du groupe de spécialistes des primates de l’UICN et l’un des auteurs de l’étude. Pourtant, des efforts de conservation ont été réalisés de longue date : grâce à eux, l’ordre des primates n’a connu aucune extinction au cours du XXe siècle. Mais ces actions sont aujourd’hui insuffisantes. »

Les auteurs proposent alors un modèle pour protéger ces animaux à une échelle nationale, régionale et locale, tout en répondant aux besoins humains. Parmi les pistes évoquées, ils appellent à associer les populations locales à la gestion des forêts – leur source vitale de revenus –, à lutter contre leur pauvreté et à limiter la croissance démographique. « Il s’agit de construire des économies locales fondées sur la préservation des arbres, en développant par exemple l’écotourisme autour des primates, développe Paul Garber. Et former les communautés, en particulier les décideurs et les jeunes, aux programmes de conservation. »

La reforestation fait également partie des solutions, de même que l’expansion des zones protégées, qui constituent des sanctuaires à long terme. La réintroduction de certaines espèces a déjà fonctionné, notent les auteurs, à condition que les animaux soient nés dans la nature et non élevés en captivité. La poursuite de la recherche scientifique in situ est cruciale. Mais surtout, les primatologues appellent les populations à réduire leur empreinte écologique dans les régions où évoluent les primates.

Afin d’en savoir plus, je vous remercie de poursuivre votre lecture sur le site de :
France culture et de le Monde.fr

Claudia

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